Bon, j'ai réussi à rallier Paris en prenant un train juste avant le début de la grève. Maintenant 2 questions :
- les RER et la RATP nous laisseront-ils rejoindre la Défense où se déroule le séminaire de formation que j'anime cette semaine?
- quand pourrai-je rentrer chez moi? Plus de 40 jours de grève à Marseille... J'espère ne pas être obligé de rentrer en avion ou pire, en voiture...
Là encore, le service minimum commence à sérieusement me séduire. L'annulation de cette semaine de contrat aurait pesé lourd économiquement sur ma jeune entreprise. Et sans menace réelle, ou vraiment défavorable comparée à la situation de l'ensemble de la société, une 6ème grève SNCF cette année me paraît portée par des utopies totalement décalées par rapport à la réalité du monde.
Chers amis du Service Public, il va falloir atterrir. Nous autres contribuables du privé n'avons plus les moyens de payer vos avantages sociaux : la mondialisation est une réalité inéluctable qui pèse aussi sur nous, et vos actions qui nous pénalise pour défendre des solutions dépassées, inéquitables envers nous, deviennent insupportables. Il vous faudra évoluer. Et le comble est que pour le cas d'aujourd'hui, cette grève est déclenchée par de simples présomptions. C'est du délire, de notre point de vue d'actifs du privé qui ne pouvons pour un oui pour un non avoir le même type d'actions, et encore moins la capacité de nuisance qui est la vôtre. Vos syndicats jouent un jeu de plus en plus dangereux, qui va conduire à une vraie fracture entre nous tous. Ces actions paraissent de plus en plus souvent irresponsables, insupportables.


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