Deux ans en arrière, je reçois un mail d'un homonyme, qui avait eu la surprise de tomber sur mon site (qui n'était pas encore ce blog) en tapant notre nom de famille (devenu plus que rare) dans Google, puisque l'extension ".com" en constitue l'adresse Internet officielle.
Ayant quitté la France depuis longtemps pour son boulot, il avait un peu oublié les détails de ses origines familiales, notamment concernant ma branche (nos grands-pères étaient frères) ce qui fait de nous des "petits-cousins" je pense... Je connaissais son existence, et lui ai expliqué l'historique, qu'il a vite resitué. Depuis nous sommes en contact par mail car nous avons découvert des similarités dans nos profils, pas loin d'affinités communes, bien qu'il soit de quinze ans mon aîné.
Hier, à l'occasion d'un gros WE dans le sud, il a profité de la proximité pour me faire signe et nous avons partagé un dîner fort sympathique, et nul doute que même si nous ne partageons pas vraiment de souvenirs communs, notre relation qui ne connaît aucune difficulté liée à l'histoire familiale nous conduira à nous revoir, et certainement à partager d'autres moments sympathiques, entourés de la magie un peu mystérieuse d'un cousinage qui nous surprend assez tard dans nos vies et qui renaît par la grâce de notre curiosité et des possibilités d'Internet.
Nous ne sommes ni l'un ni l'autre passionnés de généalogie, mais vivons ces "retrouvailles" comme une joyeuse surprise, qui nous conduira certainement à naviguer un jour ensemble : il a su en visitant mon site que cela faisait partie de mes marottes, et si certains se demandent à quoi sert de faire un site, il n'est pas certain qu'il m'ait contacté sans découvrir nos similarités.
Ce n'est pas la première fois que des gens me retrouvent par Internet, ou que j'en retrouve moi-même. Ce qui est sûr en revanche, c'est que grâce à Internet, j'ai pu garder le contact avec des amis géographiquement éloignés. Le "village global" dont on parle parfois au sujet du Web trouve ici sa réalité. Je peux choisir de conserver des relations avec des amis parmi les plus solides, et ne pas forcément dépendre de mon tissu relationnel local (où se forge aussi parfois bien entendu les amitiés), pour ma vie sociale. C'est là encore l'une des explications à ma passion pour ces technologies de l'information et de la communication : une forme de liberté qui sied parfaitement à l'indépendance de mon caractère...


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