Les Kornati s'ouvrent au sud, et nous partons le long de cette côte à la découverte de ce littoral à la fois exotique et familier. Paysages et scènes se succèdent avec accents méditerranéens (îliens même avec cette livraison de gaz par bateau), slaves, balkaniques peut-être et parfois marqués par la guerre récente. On découvre aussi.../...
les croates plus habitués au tourisme austro-allemand et italien qu'autre chose : la pratique de l'anglais n'est pas une garantie de compréhension. D'autant que si le tourisme n'est pas une industrie nouvelle, le sens du service croate est comment dire... très français : parfois des rencontres avec des gens serviables, et des professionnels qui ont copié les meilleurs standards occidentaux, mais globalement, le croate est d'un abord plutôt rude en général, et pas toujours enclin à traiter le touriste comme on pourrait l'espérer d'un pays qui s'oriente résolumment dans cette activité.
A noter que nous avons été frappé par un pays entré dans une frénésie de construction étonnante : partout, on a vu des maisons en construction, nombreuses, des extensions de villages récentes, souvent sur le même modèle qui tranche un peu avec la pierre locale si présente dans toute l'architecture habituelle de la Croatie. Si la Croatie avait des plages de sable, elle serait déjà depuis longtemps "baléarisée" : même sans, elle en est aujourd'hui menacée.
C'est une nouvelle journée de 50 nautiques qui s'écoule, avec une pause wake-board devant Jezera.
Au passage, pour ceux qui voudraient s'installer en Croatie, une activité saisonnière manquante est celle de stations-service pour bateau. Il y en a peu, et prises d'assaut : à Jezera on découvre qu'il faut faire la queue en faisant des ronds dans le port. Par la suite, usant de nos réservoirs amovibles, on visera les stations qui font bateau et voiture, pour aller s'amarrer un peu décalés et aller faire le plein aux pompes automobiles vite accessibles pendant que nos congénères navigants rageront de devoir patienter pour approcher leur bateau du quai d'essence. En France ça nous coûte déjà moins cher d'aller faire le plein à terre avec les nourrices que dans les capitaineries, mais cette expérience nous fait penser que vraiment, un réservoir fixe présente plus d'inconvénients que d'avantages.
On stoppe à Rogoznica, bateau en sécurité, et on décide d'y passer 2 nuits pour souffler un peu, visiter les points de la côte qui nous ont frappés au passage, dont Primostene, carte postale croate par excellence.






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