C'est preque par accident que nous découvrons Trogir. Plusieurs villages nous avaient intéressés par leur architecture en suivant notre route sud, et dès l'entrée de sa baie, Trogir nous a interpellé.
Mais une fois entré dans le premier canal de la ville, plus de doute, on va faire notre première visite vraiment excitante.
On se fait rabrouer par un responsable local car notre "annexe" prend trop de place sur le quai officiel, et après palabres il nous autorise un recoin où il tolèrera notre présence au-delà des 30mn gratuites. Notre tour dans la vieille ville va.../...
se transformer en safari photo, Marta m'enjoignant toutefois de garder un peu de mémoire sur les cartes numériques pour les prochaines étapes. La construction en pierre locale est belle, les ruelles chargées d'émotion, l'influence méditerranéenne très perceptible dans la vie générale et tout le décor.
Contrairement aux voiliers qui doivent faire demi-tour et contourner l'île pour poursuivre, nous passons sous le pont qui relie Trogir à son île, et nous reprenons notre route vers Split puis les grandes îles du sud Croate (Brac, Hvar, Korcula et Mljiet). Mais après un stop carburant à Split que nous laissons pour notre retour, nous filons vers Brac et sa pointe Est avec une météo qui devient inquiétante : ce vent du Nord serait-il notre premier contact avec la Bora (puissant vent local)?
Nous inspectons les baies ports et autres refuges repérés sur la carte et le dernier sera heureusement le meilleur : de toutes façons les conditions ne nous permettraient plus d'en ressortir dans des conditions de sécurité suffisantes, le confort ayant déjà disparu depuis 1/2H.
L'endroit est assez magique, et sera notre premier bivouac "sauvage", la seule nuit que Tamarindo passera sur son ancre (plus une amarre à terre). Nous aurions préféré la "plage" de la Konoba (gargotte locale) installée au fond de cette baie cachée, mais son propriétaire qui a construit un quai destiné aux yachts motorisés de plus de 10m tolère notre pneu mais considère que la tente fait injure à son installation locale (pas mal du tout par ailleurs) : frustrant, mais ce problème de la tente sera récurrent partout en Croatie, et notre principal problème lors de ce voyage (il faut trouver un endroit sûr pour le bateau et "dormable" pour nous, alors que les campings du rivage ne sont que rarement équipés de quais, encore moins protégés des vagues).




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