Quand j'ai programmé ce séjour à Paris, j'ai pensé regroupé pas mal de trucs autour des dates du salon nautique annuel. J'ai bien failli ne pas trouver le temps d'y aller, mais au final j'ai réussi à y passer 3H sur un créneau pas trop chargé :
- j'ai constaté l'étonnante transformation de ce salon qui a gagné 10.000m2
- j'ai vu la plupart de mes contacts habituels, amis, clients, parfois fournisseurs et souvent mélange de tout ça, en prenant vraiment la témpérature de cette édition 2006
- j'ai vu aussi quelques nouveaux stands, et beaucoup de stands plus fournis
- j'ai rêvé aussi un peu comme à chaque fois, notamment de façon assez raisonnable avec mon passage au stand RM de la Rochelle et ses bateaux signés Lombard (cf. photo)
- Le salon a grossi : 10.000m2 (2 halls de plus) ça se voit. Mais c'est inégal. L'espace principal a vu la zone des voiliers doubler, mais les bateaux à moteur sont "expatriés" dans des halls décentrés, pour lesquels il faut repasser en extérieur, et au final il y a beaucoup de marche à pied supplémentaire. Quand on est pas prévenu, c'est même un peu déroutant, et ça peut désorganiser un planning de visite qui serait un peu trop juste (on peut mettre 20mn à retraverser pour aller sur une nouvelle aire du salon.
- Dans les halls habituels, ça va encore, mais pour les nouveaux, à l'écart, le salon 2006 risque d'être une année sombre : moins de visiteurs, certains stands clairement avantagés, et une ambiance beaucoup moins propices au business dans un environnement qui casse les habitudes conviviales (pour un peu on se croirait au salon e Dusseldorf, pas à celui de Paris). Et puis il semblerait que les coûts aient augmenté...
- Plus de places, donc plus d'exposants (enfin il me semble, je n'ai pas vérifié), et certains stands qui ont enfin pu grossir et présenter plus largement leurs offres.
- J'ai pris le temps d'aller voir quelques uns de mes stands favoris, dont celui de RM-Yachts, et ses coques à bouchins inspirées des coques Open du Vendée Globe, superbes et à un prix qui me permet d'imaginer qu'un jour j'habiterai un de ces croiseurs rapides (j'avais tilté sur un RM 1050 qui hivernait en Tunisie, et avais attendu le RM 1200 qui est vraiment le bateau que j'aimerais m'offrir, et un bel exemple de ce que peut produire la conception bois/epoxy).
Bref, un salon intéressant, qui ambitionne d'exploiter davantage le goût confirmé pour le nautisme des français (où d'y répondre plus), mais en perdant au passage beaucoup de son charme et de sa dimension humaine. L'avenir dira si c'est bon pour le commerce, mais c'est en tous cas en négligeant une partie de l'affectif qui relie les visiteurs à ce salon emblématique de notre passion pour la mer. Nul doute que les salons à flot du printemps devraient bénéficier, cette année où les suivantes, de l'éventuelle désaffection des amateurs pour ce qui devient une foire commerciale de capitale.



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