Il est certain que mon impression a été faussée par l'un des mois les plus agréables de l'année, juin, avec ses journées à la longueur record et des soirées particulièrement agréables.
Mais à l'occasion d'un déplacement professionnel, j'ai passé 4 jours et trois soirs dans le centre de Nantes, et cette ville m'a bluffé: moderne, pas au sens futuriste, mais au sens d'une qualité de vie retrouvée dont la tendance a germé plutôt dans des villes d'Europe du nord.





Un fleuve, une île majeure, un centre ville semi-piéton, des transports en commun assez remarquables (tramway depuis longtemps en service avec plusieurs lignes, navibus sur la Loire, bus efficace) et service de vélo en libre-service façon vélib parisien (à
Nantes on l'appelle Bicloo). Bouger dans la ville m'a paru facile et agréable, avec un décor qui contient beaucoup de surprises architecturales (dont le château des ducs de Bretagne, la place Royale ou les aménagements de la rive nord de l'île). On voit le charme des pays de Loire, l'ambiance nocturne de villes du sud (ou d'Espagne), la magie de l'eau qui marque une cité, le poids de l'Histoire, la gentillesse détendue des gens de province, l'énergie d'une ville active.
Comme j'ai dû passer par Paris (en raison des grèves SNCF notamment qui m'ont empêché de faire la diagonale depuis Marseille), j'ai été scotché de découvrir qu'aujourd'hui tout cela est à 2H de Paris par le TGV. Et je ne sais pas s'il faut envier les nantais de pouvoir bénéficier d'une telle connexion avec la capitale, où les parisiens d'avoir cette destination d'évasion si proche: car c'est certain, si je vivais encore à Paris,
Nantes deviendrait une destination récurrente, ne serait-ce que pour retourner faire du char à voile et du speed-sail à Saint-Brévin sa voisine où j'avais découvert ces sports il y a 25 ans sur de fantastiques plages de sable dur...
A noter que j'ai beaucoup entendu parler anglais (à mon hôtel et dans les rues de
Nantes), ce qui semble confirmer que pas mal de touristes ne s'y soient pas trompés...
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