60% d'abstention aux élections européennes de ce dimanche.
En plus, éloigné précipitamment de mon bureau de vote hier, je n'ai pas pu voter, ce qui froisse mes convictions européennes.
Pourtant je ne blâmerai pas les électeurs, tant ils ont reçu peu d'informations en l'absence de campagne et de pédagogie de la part des institutions ou des candidats. Il y a peut-être une crise de l'Europe des 27, mais pour ma part je considère vraiment qu'il y a d'abord une crise du politique: .../...
.../... la gauche est en ruines, et une véritable alternative est à reconstruire pour que des options puissent s'offrir aux électeurs avec des mouvements majoritaires et d'opposition en équilibre pour que de réelles alternances soient possibles. Cela n'explique pas tout.
Les partis aujourd'hui continuent de tenir l'Europe éloignée des citoyens. Même si certains essaient d'aller sur le terrain européen, le développement du sentiment européen ne se fera que lorsque les leaders politiques s'investiront majoritairement sur ce plan.
Le facteur humain joue évidemment, et l'électeur se sentira toujours plus concerné d'abord par l'élection de son Maire, puis de son député, puis celle présidentielle, et l'Europe, vaste ensemble plus lointain, sera forcément perçue avec de la distance. Mais si on considère le poids de notre Communauté Européenne dans nos vies et sur nos institutions nationales ou locales, il faudra bien qu'une génération de politiques investissent le travail pédagogique et d'informations qui est nécessaire pour le succès démocratique de l'Europe et dans la population.


Commentaires