Mon bateau est mon luxe. Un vrai plaisir, modeste dans ses dimensions et possibilités (encore que...!), mais pas forcément en relation avec mes moyens actuels. Mais malgré le prix de l'essence, sa consommation raisonnable de 4 temps (8L/H en moyenne, à peine) permet de garder le budget utilisation dans des proportions qui n'ont rien d'excessifs (on ne navigue pas tous les jours, hélas).
Mais c'est fou ce qu'on peut acheter comme broutilles qui accumulées font un budget conséquent : et l'entretien finit par dépasser l'essence.
Tamarindo a très peu touché l'eau cet hiver, mais suffisamment pour qu'on ne l'hiverne pas. Il aurait cependant fallu le faire tourner plus souvent, ou l'entretenir davantage. La dernière sortie a avorté : la direction grippée nous a obligé à forcer sans en venir à bout. L'une des pièces a cassé.
Merci le sel ! Un boîtier de direction à changer, après déjà avoir subi un problème de sel sur la remorque il y a 5 mois... Le bateau vient de célébrer ses 2 ans, et est systématiquement rincé chaque fois qu'il sort de l'eau...
Si l'on ajoute la réglementation qui évolue et nous oblige à acheter en permanence de nouveaux accessoires dont l'utilité est discutable dans certains cas, et la qualité de fabrication très médiocre souvent (le feu à retournement de Plastimo que j'ai acheté n'est pas étanche et a mis moins d'une semaine avant de commencer à montrer des signes de fatigue - comme son support de fixation vendu en option, qui a cassé en moins de 2 jours - ou comme mon feu de mât dont le système de fixation/pivot 3 fois cassé n'est pas vraiment prévu pour supporter la vie en mer, ou alors seulement pour les plaisanciers qui ne naviguent que quelques semaines de vacances par an dans des conditions de calme idéal).
Bref, je ne vais faire pleurer personne, et cela ressemble à des problèmes de riches... Mais quand même, on imagine jamais avant d'avoir un bateau qu'on aura autant de petits soucis et la maxime est célèbre : le propriétaire d'un bateau connaît 2 jours de bonheur dans sa vie de marin, celui où il achète le bateau, et celui où il le revend. Je n'en suis pas là et mon bateau m'a déjà offert beaucoup de moments formidables, mais je confirme : la mer (et le sel, ainsi que les fabricants d'accessoires) nous fait payer cher la passion qu'elle nous inspire.