Je n'ai pas attendu Internet pour covoiturer. Mais avec une moto tout-terrain et un vieux 4x4 à 2 places, j'ai fait une pause d'une bonne dizaine d'années dans la pratique de ce mode de transport, usant allègrement du train pour mes déplacements longue distance (j'ai toujours un peu de mal à laisser quelqu'un que je ne connais pas conduire - ça c'est mon biais personnel, je suis plus volontiers conducteur que passager).
Mais dans les années 1990, j'ai conduit des étudiants russes (pendant leur séjour en Europe de l'Ouest), de Paris à Barcelone (je les ai même ramenés), un algérien de Paris à son ferry de Marseille, et trimballé quelques français(es) dans diverses diagonales hexagonales. On passait par ALLOSTOP, une association dont les passagers étaient membres moyennant une cotisation annuelle, qui se chargeait de fiabiliser les relations et notamment les identités.
En 2012, à la faveur d'un changement de véhicule, avec de l'espace pour les bagages mais aussi pour les humains, j'ai renoué avec ce qui s'appelle maintenant définitivement le covoiturage, mode de transport enfin en vogue. Ca reste largement perfectible, en particulier lorsqu'on passe les frontières, mais il faut dire que la crise (poussant les comportements) rencontre aujourd'hui les outils idéaux (rendant cela facile, pratique, logique, et toujours aussi sympathique).
Internet pour l'annonce et la mise en relation, les smartphones pour la même chose et la communication en temps réel (à coûts toujours plus abordables) pendant la réalisation du trajet (il faut bien se retrouver alors qu'on ne se connaît pas), et le GPS pour faciliter le repérage dans les endroits qu'on ne connaît pas où on doit prendre ou laisser des passagers : covoiturer est facile.
J'ai fait plus de kilomètres avec des covoitureurs depuis 6 mois que je n'en ai fait en 10 ans d'Allostop (qui a visiblement raté le virage Internet en étant largement distancé, malgré sa gratuité, par des petites boites comme Covoiturage.fr alias BlaBlaCar qui offre des fonctionnalités très avancées, ou Carpooling qui est mieux installé à l'échelon européen pour l'instant).
A un ami qui me demanait si on ne faisait pas affaire parfois à des gens... qu'il n'aurait pas souhaiter prendre en stop, j'ai répondu qu'on faisait des rencontres, toujours plutôt sympa:

