J'ai eu l'occasion de m'arrêter une semaine en Tunisie en 2003: Bizerte, puis Tunis, à l'occasion d'une navigation à la voile. L'arrivée en bateau fût d'ailleurs l'occasion de percevoir l'omniprésence d'un état policier (mais je ne vais pas entrer dans les détails ici).
Je n'ai pas le temps de suivre d'aussi près que je le voudrais l'évolution de la "Révolution du Jasmin" en cours de l'autre côté de la Méditerranée, mais si je rédige ce billet, c'est pour témoigner d'une chose:
J'ai eu la chance de faire beaucoup de voyages dans ma vie, et si j'ai rencontré des gens sympathiques partout, il y a en revanche un peuple, un en particulier, que j'aurais envie de qualifier de "gentil". La gentillesse des tunisiens en général, leur comportement à l'égard du visiteur (accueil, discrétion, absence de "harcèlement" commercial) m'ont surpris par contraste avec d'autres pays au niveau de vie comparable. Certes, en février, dans 2 villes loin des centres touristiques de la côte Est/Sud, j'ai probablement un point de vue très limité, mais le souvenir en est resté très présent chez moi, et je garde un sentiment de curiosité, de gratitude envers un pays que j'ai senti à la fois sous pression et très bienveillant envers le voyageur de passage que j'étais.
A l'heure où l'étau se desserre sur la population tunisienne, j'éprouve un peu plus fort l'envie d'y retourner, et surtout, puisqu'on est encore en janvier, je leur souhaite que 2011 reste comme le début d'une nouvelle ère, plus libre, plus belle, plus heureuse, et enfin démocratique.


