Sens de l'humour marseillais
Retour à Bandol aujourd'hui en train après un salon nautique de Paris qui m'a fait rester 10 jours bien remplis dans la capitale.
Retour à Bandol aujourd'hui en train après un salon nautique de Paris qui m'a fait rester 10 jours bien remplis dans la capitale.
Il est certain que mon impression a été faussée par l'un des mois les plus agréables de l'année, juin, avec ses journées à la longueur record et des soirées particulièrement agréables.
Mais à l'occasion d'un déplacement professionnel, j'ai passé 4 jours et trois soirs dans le centre de Nantes, et cette ville m'a bluffé: moderne, pas au sens futuriste, mais au sens d'une qualité de vie retrouvée dont la tendance a germé plutôt dans des villes d'Europe du nord.
Le cousin de Marta a fait halte chez nous avant de s'embarquer pour la Tunisie avec ses 2 compagnons.
Ils prévoient 3 mois pour rallier la pointe extrême sud de l'Afrique en partant de Tunis, et en passant par l'Est du continent. Arrivés morts de fatigue (les 2 autres étaient déjà remontés de Murcia jusqu'en Catalogne, et avec Eloi, ils avaient fait 500kms sous une Tramontane affolante pour rallier Bandol), on leur a offert un de leur dernier vrai lit, une délicieuse plâtrée de carbonara reconstitutrice, une nuit sûre pour les machines, et l'asile technologique (de quoi envoyer des mails et appeler gratuitement leurs familles espagnoles avant la traversée).
Et puis on a profité du 1er novembre férié, pour les accompagner jusqu'au Carthage, navire qui les conduira de Marseille à Tunis. Histoire de leur éviter de chercher leur chemin notamment dans Marseille, et de les faire profiter sans stress d'un bout de route somptueux (le col de la Gineste notamment), afin de quitter l'Europe sur une bonne note.
A noter que ma moto paraît bien légère comparée à leurs montures archi-chargées (comment ont-ils faits avec le vent qui leur a soufflé dessus, pour arriver entier jusqu'au Var?). Voilà 3 hommes de générations différentes, qui se lancent dans l'une des plus grandes aventures de leurs vies, avec un budget minimaliste, une préparation totalement amateur mais de longue haleine, des rêves plein la tête et leur seule solidarité comme assistance.
Notre aide fût modeste, mais j'espère qu'ils impressionneront d'autres gens sur leur parcours, qui eux aussi auront envie de les aider à vivre ce rêve d'enfant : les risques sont réels, et il faudra de la chance et de l'aide pour venir à bout de ce périple sans trop de soucis ni bobos. Je l'espère mais j'en suis sûr, car nous qui les avons vus partir, nous leur avons volé un peu des étoiles de joie qui pétillaient dans leurs yeux, nous nous sommes un peu appropriés leur rêve et de fait, pendant 50kms où nous leur avons ouvert la route, et pendant cette escale qui a permis nos partages d'expériences de voyageurs, Marta et moi selon les termes de l'un d'eux, nous avons fait partie de leur aventure.
Nous les suivrons à distance grâce au blog de son cousin ELoi, qui malheureusement a choisi de l'écrire en catalan plutôt qu'en anglais ou espagnol (mais cette langue se lit ou se devine pas mal pour des gens parlant français ou espagnol). Et pour ceux qui veulent voir leur parcours de plus près, si vous avez Google Earth installé sur votre ordinateur, il vous suffit d'ouvrir le fichier ci-joint pour voir apparaître leur route et tous les points où ils ont prévu de passer...
AFRICA E MapSource.kml
Le WE dernier avait lieu l'une des sorties monument du club de semi-rigides que nous avons rejoint il y a plus d'un an : 2 jours en camargue à bord de nos bateaux.
Navigation sur les 2 bras du Rhône, et aperçu des plages et paysages du littoral, après une nuit de camping dans une manade (élevage de taureaux voués à la course camarguaise, pas à faire de la viande) avec petite démonstration du travail quotidien de ces passionnés de cheval et de taureau sauvage.
A refaire, évidemment, d'autant que .../...
Euh, pour être honnête, il aurait fallu faire aussi une photo des verres... de tous les verres ! Certes je ne bois presque pas d'alcool, mais piéton, et avec autant de bons repas, je n'ai su résister aux rouges espagnols : Ribera del Duero, Rioja, etc. Et puis un poulpe aussi fondant, du jambon (ibérique à souhait), et autres tapas fantastiques, ce serait un crime de ne pas en profiter.
On n'a pas fait que manger (on a arpenté le vieux Madrid dans tous les sens), ni boire, mais quel WE !
On a asuté sur l'occasion de l'ouverture d'une ligne d'avion Low Cost entre Marseille et Madrid, pour aller profiter de la capitale espagnole que je n'avais plus revue depuis plus de 5 ans, pour un tarif vraiment modeste (merci aussi à la Pension qui nous a accueilli pratiquement au coeur de notre cible pour un prix sympa et un confort largement suffisant).
Et puis j'ai revu de vieux amis avec qui le mail ne suffit quand même pas toujours, en plus de ceux (celles) qui nous accompagnaient...
Un coucou plein de souvenirs à tous mes camarades d'étude avec moi sur place en 1990/91, et à tous mes amis madrilènes ou amoureux de Madrid...
C'est pas que je prenne le train encore très souvent, mais c'est sur le point de devenir une habitude systématique !
Cette photo a été prise par Marta 1 an et 1 jour avant LE 11 septembre, au pied du WTC.
Un an et un jour plus tard, pour répondre à la question de Christophe, je n'étais pas à NY cette fois mais en Malaisie, dans le trou du cul du monde sur une île déserte (Seri Boat) de la côte est où nous avions bivouaqué avec le petit bateau d'un pote.
Et du fait du décalage horaire, j'ai échappé plusieurs jours aux images : l'attentat a eu lieu pendant que nous roulions en nocturne direction l'appart de mon pote Pierre à Singapour (et il avait eu la bonne idée de ne jamais y brancher sa télé). Avec lui et ma soeur Carine, nous nous sommes sentis très seuls au monde dans cette bagnole, sur cette route traversant la jungle, et avec la radio qui au milieu de phrases en malais lâchait des mots en anglais : New York, World Trade Center, Pentagone...
A mi chemin, nous avions été alertés par un premier sms de Charly basé à Dakar, qui prévient Pierre qu'un avion s'est écrasé dans le WTC : Pierre qui vole en paramoteur et connaît un peu l'aérien déplore que la réglementation américaine qui permet à beaucoup de gens de voler ait pu favoriser l'accident d'un petit coucou sur un gratte-ciel New-Yorkais... Je lui objecte que l'an passé, sous les tours, j'avais été frappé par les avions de ligne passant dans l'axe des buildings : Marta sur ma photo essayait d'en immortaliser un juste au moment où il survolait les tours jumelles. Pour moi c'est plus probable qu'un avion de ligne a eu un accident.
Un quart d'heure plus tard, un copain australien basé à Singapour nous clarifie les choses : le deuxième avion venait de s'écraser. Dans la voiture, dans nos têtes, la troisième guerre mondiale vient d'éclater, et je me dis de suite que je ne suis peut-être pas près de revoir la France. Le lendemain seulement, toujours sans images vidéo de l'événement, j'ai envie de gerber en découvrant en Une des journaux de Singapour et de la presse internationale, les images des gens qui se jettent dans le vide du haut des tours. Je ne verrais tout ça à la télé que 5 jours plus tard, de retour à Paris.
Quelques temps après, une dépêche sur Yahoo actu fera écho à mon sentiment depuis cette date. Et puis je repense à une autre dépêche Yahoo, la seule, d'une ligne, intervenue 6 à 12 mois après le 11 septembre. Un cyclone avait ravagé une île des Salomons, où vivent près de 3000 personnes. Au bout de 24H, personne n'avait de nouvelles des habitants, de cette île isolée du monde, et on attendait qu'un bâtiment de guerre australien faisant route vers l'archipel fasse un premier état des lieux. Au final la population réfugiée dans des grottes comme à son habitude en pareil cas était saine et sauve, bien que l'île ait perdu toutes ses infrastructures. Pourtant pendant plusieurs heures, nous avons cru ces gens rayés de notre planète, 3000 personnes, et cela ne faisait qu'une ligne dans tous les médias que je surveille. La Fontaine a écrit un jour : selon que vous serez puissants ou misérables... Cette vérité me hante souvent (voir la citation en tête de mon blog), et l'actualité n'a jamais cessé de me rappeler que non, vraiment non, "on n'est pas sorti de l'auberge"...
Vous êtes nombreux à me faire remarquer en diverses occasions, que je fais partie des privilégiés qui ont pas mal roulé leur bosse autour de la planète.
De fait...
Alors je me suis amusé à faire une rapide compilation des drapeaux des pays, régions, etc., que j'ai eu l'occasion de visiter : pas forcément de fond en comble, mais des points du globe dont il me reste assez de souvenirs pour pouvoir faire quelques commentaires à leurs sujets, et parfois une analyse plus poussée.
Cet album des drapeaux des coins visités par mes soins est disponible dans la liste d'albums photos mentionnés en colonne latérale de ce blog...
Fin des vacances : il faut ranger.
Laver le bateau (il y a pratiquement une croûte de sel qui fait antidérapant un peu partour), rincer sérieusement le moteur (la salinité de l'Adriatique nous a paru relativement élevée), faire tourner le lave-linge, reprendre possession de la maison, trier le courrier. Au passage, ma boîte mail perso principale est saturée depuis le 23 ou 24 juillet : beaucoup de spam, et quelques pièces jointes vraiment trop conséquentes auront eu raison de sa capacité que je n'ai jamais pris le temps d'augmenter. Malgré cela, ce sont plusieurs centaines de mails, plus d'un millier en fait, qu'il va falloir passer en revue pour retrouver les bons messages parmi beaucoup de spam : je n'en viendrai à bout qu'au troisième jour (je ne fais toujours pas confiance aux filtres antispam qui m'ont déjà éliminé de bons messages).
Et puis la famille est là. On raconte, on prend les nouvelles, bref, on reprend une vie normale, autant qu'elle puisse l'être en août sur la côte. Les urgences clients peupleront vite le planning de la première semaine de travail, et ces photos de Ravni Zakan ne sont plus que les souvenirs de nos très belles vacances en Croatie.
Reste notre expérience, et les choses à refaire ou à éviter : comme ne pas partir avec un bateau sur lequel on ne peut pas dormir. Cela aura été notre principale souci, avec une double équation à résoudre chaque soir : trouver un endroit sûr pour le bateau, et à proximité un couchage correspondant à nos besoins et possibilités. On y retournera, en voilier, à un autre rythme. Ces vacances auront été dépaysantes, mais en vérité, pas très reposantes : plus de 600 milles nautiques parcourus, en plein soleil, et exposé au vent (réel ou apparent du fait de la vitesse du bateau). Entre les kilomètres en voiture attelée, et même à un euro le litre de SP95, il va falloir faire les comptes, vite, renflouer les finances, vite aussi, et peut-être ne pas trop faire de folies budgétaires dans les semaines qui viennent : mais ça c'est notre problème, et surtout notre choix...
La Bora ne nous aura pas beaucoup laissé dormir, et mal préparés pour ces conditions, pour la 2ème ou 3ème fois du séjour, nous aurons eu froid la nuit.
On reprend la route avec un trafic "dense mais fluide" selon les termes d'usage. En revanche, dans l'autre sens nous sommes stupéfaits par la file ininterrompue de voitures qui en ce samedi de début août va de la frontière Croate à l'Italie : la route slovène qui fait la liaison de 50 kms, sur une seule voie, est une queue sans fin. En Italie aussi,
Lire la suite "Croatie J17 : 18H de route pour rentrer à la maison" »
Jean-Patrick Capdevielle: Quand t'es dans le desert
Tout l'album (la K7) a bercé mes soirées de la fin des années 80 (***)
Mademoiselle
Berry: Mademoiselle
Le Bonheur (****)
Hey Eugene
pink martini: Hey Eugene !
L'album est intéressant, mais musicalement cette chanson est vraiment dans les rythmes et arrangements qui m'enthousiasment... (****)
Corinne BAILEY RAE: Corinne Bailey Rae
L'album s'écoute très bien, et "Just like a star" figure désormais dans le top de mes listes iTunes (****)
Down on my knees
Ayo: Joyfull
Une façon unique de chanter, cette germano-nigériane est à écouter en boucle (****)
Glory vox
Portishead: Roseland New York Live
Depuis le temps que j'aimais ce tube, j'ai craqué en quelques clics. (****)
Crazy
Gnarls Barkley: St. Elsewhere
C'est en train de cartonner en radio, et avec de bonnes basses, c'est franchement sympa à écouter, au volant par exemple. (****)

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